Google a 20 ans, son modèle économique évolue, de la publicité au commissionnement

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Google a 20 ans, son modèle économique évolue, de la publicité au commissionnement

Accueil / fil d’actualité / Google a 20 ans, son modèle économique évolue, de la publicité au commissionnement Google a 20 ans, son modèle économique évolue, de la publicité au commissionnement Publié le par Sandrine Baslé dans fil d’actualité avec Aucun commentaire Philippe Yonnet, DG de Search Foresight, 27 septembre
Le search et le SEO évoluent. Google continue de faire évoluer sa stratégie, jusqu’à présent basée sur les revenus de la publicité. Mais ce modèle a ses limites. « Pour éviter le plafond de verre et continuer à croître, Google veut maintenant être commissionné sur les transactions » explique Philippe Yonnet, DG de Search Foresight. Il a pris la parole le 27 septembre, à l’occasion de la conférence trimestrielle qu’il organise afin d’optimiser la stratégie des entreprises d’acquisition de clients sur le net.
Google sera commissionné sur les ventes
Google propose des réponses qui tiennent compte de ce qu’il sait de l’internaute, ajoute Philippe Yonnet. « En suivant le parcours de recherche, Google va bientôt pouvoir proposer des achats directement à l’internaute et ainsi percevoir une commission » affirme-t-il. Cette logique d’accompagnement a déjà donné lieu à Google Wallet, Google shopping et Google express.

Dans le même temps, Google modifie les règles du jeu, une fois de plus de son moteur de recherche. En termes de SEO, Google a changé d’algorithme le 2 août dernier. Cette mise à jour porte le nom de Médic. Certains sites ont perdu les deux tiers de leurs visiteurs quotidiens.
Les représentants de Google expliquent que cela n’est pas rattrapable et renvoient au guide de bonnes pratiques, les « Quality raters ». « Face au nouvel algorithme de Google, privilégiez la vision d’ensemble, ne cherchez pas de petites améliorations » préconise Philippe Yonnet. Dès lors, il ne faut plus chercher de petites améliorations qui pourraient avoir de grands effets, mais plutôt améliorer la performance au fil de l’eau.
Une performance technique importante
Pour rappel, un bon référencement dans les moteurs de recherche est lié à un ensemble de paramètres qu’il s’agisse de Google, Bing de Microsoft, le chinois Baidu ou le coréen Naver.

Cela dépend de la qualité des contenus, de la profondeur des textes, de l’ergonomie et du suivi de la performance, liste Anne-Claire Frapin, consultante SEO chez Search Foresight.
Cette performance correspond au temps de téléchargement qui lui-même découle de la qualité de l’hébergement, de la taille de la bande passante, de l’architecture du site, de la gestion du cache, de la performance du code ou encore de la taille des images. « Il est important d’avoir cette vision d’ensemble pour piloter son référencement » insiste Anne-Claire Frapin. Elle rappelle qu’en moyenne, 50% du trafic passe par les moteurs de recherche.
Dans la marche vers le futur, Google tient compte de l’importance croissante de la voix et de l’image. L’Assistant Personnel Intelligent Google now devient Google Discover et la nouvelle balise “speakable” facilite la transcription vocale. La priorité est également donnée à la vidéo avec la création d’un carrousel de vidéos qui va peu à peu exclure les résultats organiques, site par site.
Météo France court-circuité par rapport aux partenaires de Google
Dans le cadre de ces diverses évolutions, Google continue de privilégier ses partenaires.

Il peut être intéressant de devenir partenaire de Google avant que vos concurrents ne le fassent. « Sur Google, vous ne trouverez pas de réponses de Météo France à une requête sur le sujet de la météorologie mais vous trouverez les réponses des partenaires de Google » pointe Philippe Yonnet qui illustre l’importance des partenariats par un exemple : pour aller sur le site de Météo France, il faut les connaître.
En matière de SEA, c’est-à-dire le référencement payant, la grande nouveauté est le lancement par Google de sa nouvelle plateforme Responsive Search Ad (RSA). Elle se veut plus simple d’utilisation que la plateforme Expended Text Ad (ETA) qui reste disponible.

Avec RSA, les descriptions passent de 80 à 90 caractères mais pour le reste « limitez-vous à 7 titres sur les 15 maintenant disponibles et 3 descriptions. Google se chargera de choisir les meilleures combinaisons en fonction du type de support » recommande Julien Thoquenne, Team Leader SEA chez Search Foresight.

En effet, à partir de là, l’algorithme de Machine Learning de Google prend la main pour tester les différentes combinaisons selon les supports et choisir les plus performantes.
Enfin, concernant l’analyse des données, Google a lancé le 4 septembre une nouvelle version de Search Console plus tournée vers l’action et qui présente les données des 16 derniers mois (et non plus des 3 derniers mois) et permet de tester plus facilement des actions correctrices.

« Google AdWords, c’est fini » remarque Anne-Claire Frapin car la plateforme n’est plus orientée sur les mots-clés : La recherche est bien orientée sur l’expérience de recherche. Sandrine Baslé
Sandrine Baslé est spécialiste de la relation client, du marketing et de la vente de services. Ancienne d’Ipsos et de l’Institut CSA, elle a conduit de nombreuses missions de conseil dans le cadre de changement de culture d’entreprises. Elle a été avocate puis correspondante à Londres du journal Service News.

Elle est également enseignante en marketing, études de marché et communication à l’IIM (Institut d’Internet et du Multimedia) et à TBS (Toulouse Business School) et directrice associée de Qualiview conseil. Sur le même thème .

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